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Piégé par un érable

  • Photo du rédacteur: Philippe Villetorte
    Philippe Villetorte
  • 18 août 2023
  • 3 min de lecture

Piégé par un érable


C’est la deuxième fois que je me fais piéger par un érable.

Tout à l’heure, je faisais un repérage à Blasimon, quand sur le parking Est, hors de la forêt donc, j’ai été interpellé par la forme d’un acacia robinier. Superbe spécimen, gros tronc, beaucoup plus gros que les troncs de nos taillis forestiers. Il semble constitué de plusieurs troncs fusionnés. Comme je suis loin de connaitre la Flore arboricole et sa génération, je m’interroge en rêvant ??? Je le regarde, il est beau, magnifique sculpté par des peudo branche qui font tronc et vont s’épanouir vers son toupet en grosses racines célestes. Cela suffit, pourtant Je m’interroge, je spécule. Il est je pense issu d’une culture en taillis. La culture en taillis, c’est celle que nous trouvons dans les bois de notre région. Les arbres repoussent de la taille effectuée, et non d’une graine. C’est le même arbre cloné qui se régénère. Et je l’imagine issu de plusieurs rejets fusionnant, reconstituant un arbre épais dont différentes veines s’élancent à l’assaut de l’espace vers le soleil.

Sur cet espace de prairie bâtie, accueillant des bâtiments techniques de la base, je repère d’autres acacias. Un peu moins forts peut être, moins élancés. Je me demande quel génie humain les a lié pour que les rejets fusionnent. Je ne sais si c’est une spéculation de ma part ou une technique réelle, mais ils semblent tous issus d’une histoire similaire, présentent tous un tronc complexe comme s’ils étaient le fruit de la fusion de plusieurs rejets. Je songe au temps pour conduire tout ce bois, toutes ces feuilles là-haut…

Mon regard est attiré par un autre arbre. Il est seul un peu plus loin son tronc est fort, rugueux tourmenté. De son tronc à moins de 6 mètres montent des branches presque verticales. Massives, majestueuses. Lui a été taillé comme nos platanes ou les muriers platanes de nos jardins. Des moignons partent les énormes branches. Au centre, elles forment une plateforme qui me rappelle «ailleurs». Où ? je ne sais pas. Je ne le reconnais pas, ses feuilles ressemblent à celles d’un frêne, mais ni son tronc, ni sa pesanteur majestueuse ne le rappelle.

Internet est mon allié. Baptise Morizot dans « manière d’être vivant» parle de ça. De la coopération, de l’interdépendance qui permet de partager des savoirs et des expériences vécues ou sensibles.

Le savoir vient tout de suite. Erable négundo ou érable américain…bien sur je le connais. Il m’a piégé déjà une fois il y a trois ans lors de la formation au shinrin yoku à Hosteins. C’était le même, mais taillé plus récemment avec des branches moins fortes. Nous avions séchés, tous, y compris Bernadette (les siens ceux du québec ont des feuilles beaucoup plus large et une futaie droite). Le temps s’emmêle, s’en mèle.

Et une fulgurance, l’expérience par la force fragile d’un souvenir de cet autre lieu que les feux de l’été dernier nous ont rendu inaccessible (le lignite y brule encore). Là-bas, j’avais ressenti la présence d’enfants qui avaient joué là dans cet arbre au fond de l’airial, entendu leurs chants, leurs rires et leurs pleurs comme imprégnés dans la cire et la résine du lieu. J’avais repéré la branche qui devait porter la balançoire. J’avais vu l’airial grouillant de vie mêlée à la force des arbres. Ce jour-là, dans ma tête la voix d’Yvonne Printemps, grésillante comme si elle sortait d’un 78 tours…

« Plaisir d’amour ne dure qu’un instant…chagrin d’amour dure toute la vie »




 
 
 

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